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 victor hugo

Tout le monde sait quelle misère a été engendrée par la « loi du plus fort ». Elle a été décrite par de grands témoins dont Victor Hugo qui après sa visite des taudis de Lille, exhortait le 9 juillet 1849 l’Assemblée nationale à « détruire la misère ». Si elle n’a jamais été éradiquée, il est néanmoins certain qu’une amélioration considérable de la condition ouvrière a été obtenue à la faveur, notamment, du développement d’un droit spécifique à la relation de travail ; sur le plan individuel mais surtout sur le plan collectif, puisque c’est sur ce plan et sur ce plan seulement, que l’indispensable rééquilibrage des forces peut être obtenu. Les syndicats et les représentants du personnel ont été naturellement les chevilles ouvrières d’un progrès dont on croyait qu’il devait se poursuivre jusqu’à ce qu’un point optimum d’équilibre — de justice — soit atteint.  

Malheureusement, force est de constater que le droit du travail protecteur a été considéré par les dirigeants politiques qui se sont succédés depuis quelques décennies à la tête de l’État — tous peu ou prou acquis ou soumis à l’idéologie économique dominante—, comme un frein à l’emploi ; bien qu’il n’existe aucune preuve empirique sérieuse d’un lien de causalité entre baisse de la protection sociale et baisse du chômage. Des dirigeants qui, adoptant de fait le mantra de madame Thatcher « There Is No Alternative » (TINA), ont eu pour horizon d’espérance rétrograde le modèle anglo-saxon et pour certains peut-être même, la situation de la classe ouvrière après le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier de 1791 qui ont proscrit toutes les formes d’organisation ouvrière.

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